Dès 6 ans
Le musée d’art sacré contemporain de Saint-Hugues de Chartreuse se situe dans une petite église de montagne, construite en 1860.
C'est en février 1952 que le peintre isérois Arcabas rencontre la modeste église de Saint-Hugues et son curé, Raymond Truffot. L'église est en réfection de toiture et de sol. Le maire, confiant dans son curé, acceptera une intervention artistique à l'intérieur de l'église gracieusement offerte par ce peintre inconnu. C'est le début d'une aventure, mais aussi d'une amitié entre un artiste et un prêtre, lequel portera au jeune homme de vingt cinq ans une confiance sans faille jusqu'à sa mort. Mais personne ne se doute que l'aventure, elle, durera trente quatre ans.
Trois grandes étapes marquent l’élaboration de ce musée.
1/ La première période : 1953.
L'ensemble architectural apparaît comme un vaisseau renversé : les murs seront recouverts de blanc et les arcs doubleaux peints de couleur ocre, afin de délimiter l'espace. 
L'humidité du massif de la Chartreuse le contraint à utiliser la toile de jute, pour un premier bandeau de 144 m², recouvert d'un enduit composé de terre rouge, de miel, de sucre candi et d'œuf, tandis que les personnages sont réalisés au charbon.
2/ La deuxième période : 1973
De retour en 1972, Arcabas évoque avec le Père Truffot son intention d'ajouter un second bandeau. 
Bien que profondément attaché à la peinture figurative, il décide d'explorer sa propre voie dans l'abstraction. Cette démarche donnera naissance au bandeau supérieur ou Couronnement.
3/ La troisième période : 1985
En 1984, l'ensemble de cette œuvre fait l'objet d'une donation de la part d'Arcabas, au département de l'Isère. Ce statut est unique en France : il s'agit d'une église-musée. Cette donation assure la sécurité et la promotion de l'œuvre d'Arcabas, tout en conservant la vocation de lieu de culte du bâtiment. C'est ainsi qu'Arcabas entreprend en 1985, la réalisation d'un dernier bandeau : la prédelle.
Des ateliers sont régulièrement organisés.
Entrée gratuite.
rédigé en janvier 2019